Touba : Les autorités et leaders communautaires formés sur la paix et la cohésion sociale

Le processus de paix en Côte d’ivoire a connu une évolution notable couronnée par l’entrée de la Côte d’ivoire dans la troisième république depuis octobre 2016 avec l’adoption d’une nouvelle constitution intégrant des articles spécifiques liés à la promotion des droits et la participation des femmes aux instances décisionnelles.

Photo de famille après la formation de deux jours

Grâce aux efforts conjugués du gouvernement et des partenaires techniques et financiers(PTF), l’indice de sécurité, la consolidation de la paix et l’instauration de la démocratie ont atteint des résultats appréciables. Cependant, un certain nombre de défis restent à relever afin d’assurer une paix et une stabilité durable. Ce sont notamment : l’épineuse question du foncier et les  conflits locaux communautaires, la faible participation des femmes et des jeunes filles dans la médiation, la prévention des conflits, et dans les systèmes d’alerte précoce. C’est à ce titre qu’en collaboration avec le ministère de la femme, de la protection de l’enfant et de la solidarité, Onu femmes et l’Unicef, l’organisation non gouvernementale  “Génération Femmes du troisième millénaire (GFM3)” a organisé les 21 et 22 novembre dernier, au Centre Leonardi de Touba, une formation à l’endroit des autorités et leaders communautaires de la ville de Touba sur les thématiques de paix et de cohésion sociale. Ce, afin de promouvoir le changement des mentalités sur le rôle des femmes et des jeunes filles dans la prévention des conflits.

Les autorités et leaders communautaires invités au changement de mentalités en impliquant les femmes et jeunes filles dans la prévention des conflits

Durant ces deux jours de formation, les participants ont été édifiés sur les droits de la femme, la prise en compte des jeunes filles et des femmes dans les mécanismes de prévention des conflits et son importance pour la société, l’alerte précoce et la négociation par les formateurs Behiho Édith et Gadé Charles du Centre de recherche et d’action pour la paix (CERAP) à travers des exposés et ateliers. Selon Honorine Vehi Touré, PCA du GFM3 ladite formation avait pour objectifs d’amener les autorités et leaders communautaires à davantage s’impliquer dans la mise en oeuvre du projet et leur expliquer le rôle prépondérant de la femme quant à la prévention et la gestion des conflits. Avec résultats attendus l’engagement des participants à accompagner la GFM3 dans la mise en oeuvre des activités du projet, mieux les outiller quant à l’importance de la femme et de la jeune fille dans la prévention et la gestion des conflits sans oublier l’adhésion des autorités et leaders communautaires à l’idée de promouvoir le changement des mentalités sur le rôle des femmes et des jeunes filles dans la prévention des conflits dans leurs localités respectives. Et terminer par souhaiter que les participants mettent les enseignements reçus en pratique afin que la femme soit véritablement impliquée dans les processus de prévention et de règlement de conflits.

Cheick Lamine

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