Tonkpi/ Lancement de la campagne contre les violences faites aux enfants : Les cas de violences auxquels sont soumis les enfants

“Reinventons une Cité d’Ivoire sans violence faite aux enfants”, c’est le thème de la campagne de lutte contre les violences faites aux enfants, initiée par le gouvernement.

En effet, les statistiques des enquêtes de l’Unicef sur la situation de la violence faite aux enfants en Côte d’Ivoire décrivent une réalité quotidienne qui se présente sous plusieurs formes et qui touche un grand nombre d’enfants et d’adolescents. Ainsi, pour venir à bout de cette situation préoccupante, le gouvernement avec le concours de la première dame a lancé une campagne bisannuelle pour contribuer à mettre fin à la violence faite aux enfants dans l’ensemble du pays.

Cette campagne, a signifié Diaby Aliou Mariam, Directrice nationale de la protection de l’enfance, au cours du lancement à Man le 04 novembre, a pour objectif de susciter une prise de conscience collective sur les formes de violences que subissent de nombreux enfants de Côte d’Ivoire.

Toujours selon elle, les données nationales montrent que la violence reste une réalité quotidienne pour un grand nombre d’enfants en Côte d’Ivoire: 61% des garçons et 47% des filles ont subi des violences physiques, 19% des filles et 11% des garçons ont subi des violences sexuelles et 40% des élèves sont physiquement punis par leurs enseignants.

Au cours du lancement régional à Man, les personnalités invitées qu incluent les autorités préfectorales, administratives, communautaires et religieuses se sont engagées publiquement à poser des actes concrets en vue de mettre fin aux violences que subissent les enfants en Côte d’Ivoire.

Durant ce lancement, outre la diffusion de la série “Oranges sucrées”, 3 communications sur la situation des droits des enfants dans la région du Tonkpi, cas des enfants de la rue, scolarisation et maintien de la jeune fille à l’école, rôle et responsabilité des parents dans la lutte contre les grossesses en cours de scolarité, l’exploitation sexuelle des filles, conséquences des violences physiques domestiques faites aux enfants ont été animés respectivement par Kouame Kouadio Issoufou, Directeur régional de la Famille de la Femme et de l’Enfant du Tonkpi, Djehere Claude Gervaise, sous-préfet de Man et Akue Feriane, ureporters.

Pour ce qui est de la situation des droits des enfants dans la région du Tonkpi, le directeur régional a fait une analyse situationnelle des types de violences faites aux enfants fréquents dans la région.

À l’en croire il existe 5 cas de violation: la non déclaration à l’état civil, la mutilation génitale féminine, des cas de viol, les enfants travailleurs de sexe, les enfants travailleurs (pousseurs de brouettes, enfants en situation de rue (enfants dans la rue et de la rue).

Au niveau du dernier type ce sont plus de 500 enfants répertoriés, collecteurs d’ordures ménagères, ramasseurs d’objets recyclables, fabriquation de charbon…

Sur ce fait, le directeur régional a précisé que plusieurs actions ont été entreprises pour faciliter l’insertion de certains et amener ceux qui peuvent encore aller à l’école d’y aller.

Il a aussi ajouté que ces 5 types de violence sont beaucoup fréquents dans la région surtout les enfants travailleurs qui deviennent parfois des enfants de la rue.

Les autres panelistes ont donné de sages conseils aux enfants et ont exhorté les parents et la communauté à s’impliquer dans cette lutte qui engage tout le monde.

Le préfet de région, préfet du département de Man, Jean Cyrille Attri, pour sa part, a appelé les parents et les chefs de communauté à une mobilisation régionale pour que la région du Tonkpi ne connaisse plus de cas de violence sur les enfants.

Aux enfants, il leur a demandé d’être des porte-voix du gouvernement auprès de leurs paires qui peuvent être dans ce cas. Les enfants, par le truchement de leur porte-parole, Guehi Arnelle, présidente du parlement des enfants, ont fait un plaidoyer pour leur protection. Ils ont souhaité que les autorités, les parents les décideurs aient un regard attentif en ce qui concerne leur protection.

Doumbia Seydou Badian

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